Circuits courts : le Cambrésis face aux exemples

Les agriculteurs du Cambrésis ont désormais le choix parmi les différents modes de commercialisation.
Les producteurs de produits fermiers du Pays du Cambrésis sont invités à faire partager leurs idées pour le développement des circuits courts sur leur territoire.
Avec 19 % de ses agriculteurs à pratiquer la vente directe ou en circuit court, la région Nord-Pas de Calais se situe au dessus de la moyenne nationale (15 %). Combien sont-ils sur le territoire du Pays du Cambrésis ? Au moins une trentaine si l'on s'en tient à la liste fournie dans le guide des saveurs en Cambrésis. Ils sont en réalité bien plus, parfois ayant développé d'autres activités sur leur exploitation tels la restauration ou l'hébergement. A l'occasion d'une réunion organisée à la chambre de commerce de Cambrai, une dizaine d'agriculteurs ont échangé autour de la possibilité de développer les circuits courts en Cambrésis. Et découverte plusieurs exemples de ce qu'il existe dans la région Nord-Pas de Calais, voire au delà.
1,2 million d'euros disponibles
Vice-président de la chambre régionale d'agriculture, Bernard Pruvot, accompagné d'une cohorte de chargées de mission, est formel : « il y a bien une opportunité à saisir pour ceux qui souhaitent s'investir ». Dans le cadre d'un programme LEADER présidé par Jean Beguin (Chambre de commerce et d'industrie de Cambrai), une enveloppe d'un montant de 1,2 million d'euros est en effet disponible. Pour qu'un projet puisse s'inscrire dans ce cadre, il doit néanmoins être collectif et bénéficier de l'accompagnement d'un organisme public. Le temps est aussi compté. En effet, le programme Leader prendra fin en décembre 2013. Financé par le Pays du Cambrésis, le guide des saveurs en Cambrésis – une plaquette regroupant 37 agriculteurs transformateurs de produits régionaux – a déjà connu un franc succès auprès des consommateurs, avec 5 000 exemplaires édités.
Quel soutien public ?
En ce qui concerne le choix d'un mode de commercialisation, les exemples présentés lors de la réunion laissent le plus grand choix aux agriculteurs du Cambrésis : point de vente collectif, marché itinérant, AMAP, paniers, marchés itinérants... « Il n'est pas question pour les producteurs de se faire imposer des choses. Les principaux utilisateurs des circuits courts sont bien les producteurs et les consommateurs » a martelé Bernard Pruvot. Pour la Chambre régionale d'agriculture, pas question non plus d'apporter son soutien à un modèle de projet plutôt qu'à un autre : « nous avons pris le parti de soutenir toutes les démarches. Il y a de la place pour le développement de différents systèmes » assure le vice-président de la Chambre d'agriculture. Enfin, en matière de restauration collective, « on est aujourd'hui capable de structurer l'offre, mais nous avons encore besoin de connaître les volumes » a lancé Bernard Pruvot. Les collectivités désireuses d'intégrer du local à leurs menus n'auraient plus qu'à passer commande.
Vincent Fermon